Les maladies neurodégénératives ont en commun l’agrégation des protéines, l’alpha-synucléine étant l’une des protéines d’agrégation les plus répandues. La maladie de Parkinson fait partie des troubles liés à l’alphasynucléine les plus courants. Des preuves expérimentales récentes suggèrent que cette protéine soluble normale adopte un repliement anormal dans des conditions pathologiques, s’agrège puis se propage dans tout le cerveau.
La quantification in vivo de l’alpha-synucléine agrégée dans l’ensemble du cerveau apparaît donc comme un neuromarqueur potentiel de la propagation et donc de l’évolution de la maladie de Parkinson. Malgré les progrès significatifs réalisés ces dernières années pour d’autres protéines impliquées dans des pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer par exemple, aucun neuromarqueur d’imagerie fiable n’est encore disponible pour la quantification de l’alpha-synucléine avec la précision, la sensibilité et la spécificité requises pour une utilisation clinique courante.
Dans ce contexte, le projet ALPHA-Park propose de développer de nouveaux outils pour le diagnostic de la maladie de Parkinson en utilisant le potentiel de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour identifier de nouveaux neuromarqueurs : il s’agira en particulier de développer des méthodes d’acquisition novatrices (basées sur l’échange chimique) pour cibler de façon non invasive les protéines cérébrales dont la présence anormale (quantité, forme) dans le cerveau est un signe de progression de la pathologie. Ce projet prévoit également le développement des protocoles complets de traitement de ces données. Ces méthodes innovantes représentent aujourd’hui un tournant majeur en recherche clinique, en particulier pour les pathologies neurodégénératives.
Les étapes d’acquisition et de traitement des images seront mises au point et validées sur des échantillons spécifiques au projet contenant différentes formes de la protéine et/ou différentes concentrations. Les résultats obtenus représenteront une étape préliminaire avant la validation de notre nouvelle méthodologie d’IRM chez des volontaires sains puis l’application chez des patients. Ces nouveaux neuromarqueurs viendront enrichir ceux déjà utilisés en routine clinique, afin d’affiner le diagnostic précoce de la maladie, d’améliorer la prédiction de l’évolution des symptômes vers un déclin cognitif ou non et permettre de mieux cibler l’offre thérapeutique pour le patient et ainsi améliorer sa qualité de vie.

